Bonjour...

Bonjour...
Je doit être atteint d'un sérieuse angoisse quant aux présentations puisqu'il existe une "rubrique" spécialisée pour ces dernières mais non, je dois refaire un article pour la reprendre.
Je ne peux pas faire autrement c'est compulsif ^^.
En attendant donc, je ne vais faire que me répéter mais bon, le premier article se doit de se démarquer des autres non ?
Tout ça pour dire que ceux qui n'aiment pas lire peuvent déjà cliquer sur la petite croix rouge (ou grise selon leur version de windows) située en haut à droite car, pour la plupart, les articles risquent fort d'être longs.
Si, par contre, il existe dans ce monde des malades de la lectures qui n'en n'auraient pas assez avec les articles ici présents, je ne peux que les encourager à aller voir mon premier skyblog [ www.utopia22.skyblog.com ] qui est constitué d'absolument tout et n'importe quoi ^^, à savoir des articles quelque peu étranges; je vous rassure tout de même, certains valent le détour ;) .
Voilà, tout compte fait, je ne me suis pas trop répété, vous ne trouverez ici que des histoires (j'ai envie de dire "géniales" ^^ ), courtes la plupart du temps, inventées par moi-même.
Je vous souhaite une bonne lecture et, vous demande un tout petit service, quand vous en avez lu une (histoire ^^ ), même si c'est pour la descendre en flèche et en dire que du mal (chose qui se produiras rarement j'espère ^^ ) laissez moi un petit commentaire parce que cela fait plaisir après une dure journée de voir qu'on a laissé quelque chose sur notre article et, surtout, parce que ça m'aiderait beaucoup lors des concours de "celui qui a le plus de commentaires sur son skyblog" lors des récrés ^^ !
(Même si c'est bientôt les vacances !) ;)


Non je ne suis pas en maternelle...
# Posted on Thursday, 25 May 2006 at 10:10 AM
Edited on Thursday, 25 May 2006 at 12:19 PM

<< Appel désespéré >>

<< Appel désespéré >>
C'était juste pour faire quelque chose de bien.
Cela n'avait pas été apprécié.
De toutes manières, rien de ce qu'elle faisait n'était jamais apprécié.
A part entendre qu'elle était stupide, pas réellement belle et surtout pas drôle, elle avait fini par le croire.
Désormais, elle y réfléchirait à deux fois avant de distribuer des pains au chocolats gratuits au lycée.
A les avoir trop longtemps gardés dans une armoire de sa chambre, il est vrai qu'elle n'avait pas vu que la date avait expirée depuis un mois.
Seila enfouie sa tête dans son oreillet, continuant à sangloter.
Ses épaules frêles agitées de va-et-vients incessants, elle émettait, de temps à autres, de petits gémissements aigus.
Trois coups brutaux furent frappés à la porte de sa chambre.
La jeune fille se redressa vivement, terrifiée à l'idée de l'épreuve qu'elle allait devoir endurer.
Les trois coups retentirent à nouveau, suivit d'une voix tonitruante :
"SEILA ! SEILA OUVRE DESUITE LA PORTE PETITE SOTTE !"
Agitée de frissons nerveux, elle passa sa manche sur ses yeux encore embuées de larmes et s'approcha de la porte.
Il était véridique que la beauté ne faisait pas vraiment partie de ce petit corps gétif et tremblotants qu'était celui de la gamine.
De longs cheveux emmêlés, un petit nez retroussé et de grands yeux noirs et tristes lui donnaient plus un air de fillette des rues qu'autre choses.
A 15 ans et quelques mois, sa poitrine était quasi inexistante et, pour peu qu'elle dissimule sa longue chevelure sous une casquette, on eut put aisément la confondre avec un garçon.
Reniflant comme pour se donner une certaine contenance, elle ouvrit la porte d'un seul coup, avant de regreter.
De l'autre côté, petit et gros, aucun cheveux sur le crâne, quelques-uns derrière la tête, l'air sévère et rouge comme un piment, se tenait, son père, téléphone à la main.
"Oui madame Neuvers, j'entends bien, je vous prit de l'excuser...Oui...je...n...non...attendez, tenez je vous la passe, débrouillez-vous avec elle."
Tendant le téléphone à sa fille, l'homme lui jeta un regard des plus furieux, signifiant clairement "si je reçoit encore un coup de fil de la sorte, tu ne mangeras certainement pas ce soir".
Elle s'en fichait, elle n'avait pas faim.
Attrapant le combiné d'un air résigné, la gamine osa un faible "allo?".
La femme qui lui répondit à l'autre bout était hystérique.
Son fils était malade, cloué au lit, ne pouvant aller au lycée le lendemain. Comment allait-il passer ses examens à la fin de l'année ? Ce n'était certainement pas cette petite inculte qui s'en préocuppait, elle ne ferais rien de sa propre vie. Qu'elle idée de ditribuer des gâteau empoisonnés...
"Il n'était pas empoisonnés madame, seulement passés et..."
"SEULEMENT !" hurla la mégère "Seulement passés ! J'aurais tout entendu jeune fille !"
Ce n'étais peut-être pas une preuve d'intelligence de la part de Seila d'avoir ommis ce détail, mais de là à l'accuser d'empoisonnement.
"Ecoutez-moi jeune fille, vous n'attirez que les ennuis de toutes manières. Mon fils ne vous a jamais supporté de toutes façons. Alors je vais etre bien claire..."
Le cinquième coup de fil de ce dimanche matin pour la petite Seila qui n'en pouvait plus de se faire accabler de la sorte par tout le monde.
"Je suis désolé madame, si votre fils ne me supportait pas il n'avait qu'à pas accepter un de mes petits pains." Rétorqua-t-elle au bord des larmes.
Elle n'entendit qu'un outré "Alors ça..." avant de raccrocher à la figure de la bonne femme.
Soulagée sur le coup, elle se mit à craindre les conséquences si cette dernière rappelait son père.
Elle songea un instant à laisser tomber le téléphone par la fenêtre mais ce n'est pas ce qui aurait suffit à raccrocher.
Se laissant tomber sur son lit en proie à une affreuse peur panique, elle élabora divers scénarios pour expliquer la coupure.
Rien de plausible ne lui venait en tête.
De toutes façons elle se ferait tuer, excuses ou pas.
Pourquoi tout le monde la rejetait de la sorte?
Personne ne l'aimait...
Même pas un ou une amie à qui parler.
Au-delà de l'amitié elle était à l'âge où elle aimerait connaitre l'amour.
Elle ne pouvait s'y complaire qu'en rêve...
Alors que les marches tremblaient sous le poids du pas décidé de son père, la jeune fille, plus mal que jamais, fondit littéralement en larmes après avoir lut le texto d'une fille de sa classe : "si j'ai ton numéro c'est seulement pour t'insulter, mon copain est malade par ta faute petite conne, remarque tu ne sais pas ce que ça fait, tu n'en as pas...et n'en auras certainement jamais."
Seila se précipita dans les escalier, son père l'arrêta violemment, la ratrapant par les cheveux.
Elle n'entendit même pas son "où vas-tu comme ça ?"; tirant de toutes ses forces elle se défit de l'étreinte au prix d'une poignée de chevelure en moins.
Descendant les marches quatres à quatres, elle déboucha dans la cuisine et s'empara d"un large couteau à pain.
Elle se précipita ensuite dehors, en plein milieu de la rue et hurla de toutes ses forces.
On dit que si l'on crie le plus que l'on peut, on peut se déchirer les cordes vocales.
La jeune fille n'en fit certes pas l'expérience ce matin mais, très rapidement, elle ne put plus hurler tant elle avait mal.
Alerté, tout le quartier se retrouva sur la place, devant la gamine, la lame du couteau, tremblante, posée sur son cou.
Ha il aurait dû voir leurs têtes tous ces abrutis là...
La bouche grande ouverte, les yeux écarquillés, cachant le spectacle aux plus jeunes.
Personne n'osant bouger.
A ce stade là, il n'aurait pas fallut grand chose...
Juste un mot gentil...
Une phrase douce...
Une attention sincère...
Pour ne pas voir qu'elle en arrivait à ce stade, il fallait vraiment ne pas être à l'écoute...
Mais pour lui refuser ce putain de "je t'aime" qu'elle n'avait jamais entendu de sa vie, en tout cas, destiné à elle, il fallait vraiment être une pourriture.
Pleurant toutes les larmes de son corps, elle attendait.
Le moment était arrivé.
Elle allait l'entendre.
C'est tout ce qu'il lui fallait pour rabaisser son couteau et s'effondrer dans les bras de celui ou celle qui le lui avouerait.
Un petite sourire releva le coin de sa bouche...
Enfin elle allait l'entendre.
Enfin...
Quinze années ingrates.
Mais maintenant, elle allait être aimée.
Rien.
Rien ne se passait.
Mais qu'avait t'elle dans la tête cette petite sotte ?
Allez...
Un mot...
Un mot pour rabaisser le couteau...
Le silence était des plus total.
Tendue, elle attendait ce mot.
...
Une des personnes partit.
La jeune fille écarquilla les yeux...
Elle partait, la laissant là...
Une autre suivit...
Encore une...
Tout le monde partit...
Rentrant chez eux.
Fermant les yeux.
...
Fermant les yeux...
...
Seila était désormais seule.
Seule debout au milieu de la place.
Même son père l'avait laissée...
...
Son bras tremblait...
Les larmes affluaient...
La douleur s'intensifiait...
...
Ses yeux se fermèrent...
Elle inspira...
...
Personne...
Seule...
A jamais...

...
Dans le silence, elle trancha.
# Posted on Thursday, 25 May 2006 at 1:12 PM
Edited on Thursday, 25 May 2006 at 1:24 PM

<< Quand attirance rime avec vengeance >>

<< Quand attirance rime avec vengeance >>
Bon...
J'ai longuement hésité avant de publier cette histoire-ci car certains passages sont un peu...un peu osé dirai-je ^^ mais en même temps, il vaut mieux ne pas avoir peur des mots et sans tomber dans du vulgaire, dire les choses telles qu'elles sont...
J'aime pas tourner autour du pot...
Donc je publie ^^


« Et alors ? »
« Non, ne déconnes pas avec ça Laurie...Tu vas lui attirer des emmerdes...»
« Justement...»
La jeune gamine blonde à la plastique parfaite et particulièrement développée pour son âge se dirigea vers la sortie du lycée, son sac jeté nonchalamment sur son épaule droite.
A l'habitude générale, son déhanché divin ne laissa pas les quelques garçons passés par là indifférent et, tournant tous la tête au passage de la gamine, l'un d'eux se laissa même aller à un léger sifflement vulgaire.
D'une beauté ravageante, la gamine blonde que l'on appelait couramment « le fantasme » poussa, avec un léger gémissement, la double porte du lycée, dévoilant un soleil aveuglant qui colora les murs sombres et ternes du bâtiment.
A 14 ans, Julie Stayson possédait un physique à faire pâlir de jalousie les plus grandes actrices du monde et elle le savait très bien.
Ayant le garçon qu'elle voulait, quand elle le voulait, elle s'était cependant monté la tête et ne supportait pas l'échec et ce, dans quelque milieu que ce soit.
Car si Julie faisait preuve d'un sex-appeal délirant et d'une provocation sensuelle absolument délicieuse, elle ne s'en montrait pas moins une excellente élève et, bien que critiquant les cours à longueur de journées, il n'arriva jamais qu'elle ne sorte de l'un d'eux avec une note inférieure à quinze, dans n'importe quelle matière qu'il fut.
Saluant le début des vacances, une brise légère vint lui remuer les cheveux avec sensualité et, alors qu'elle disparaissait dans le parc de l'école, tout les visages masculins étaient fixés sur elle, plus précisément, sur son décolleté aveuglant pour ceux se trouvant devant elle, sur sa jupe rouge, noire, et surtout très courte, pour ceux étant derrière.
Quant au filles, elle fixaient toutes ses bottes de cuir montant jusqu'à mi-cuisse avec une envie sans mesures.
La gamine de même pas 15 ans avait tout d'une femme fatale, mais ce qui faisait le plus peur, c'est qu'elle savait déjà remarquablement bien en jouer.
Et ce soir, le prof qui venait de la rejeter allait s'en mordre les doigts.
A 20h00, sortant de table, Julie monta dans sa chambre. Ses parents, eux-aussi sous le charme ravageur de l'adolescente, ne lui refusaient jamais rien et n'avaient d'yeux que pour elle. Son portable sonna. Elle décrocha. Sa meilleure amie reprit :
« Julie ce n'est pas possible ne fait pas ça...»
« Clara écoute moi, j'ai pris ma décision de toute façon » rétorqua la gamine sur un ton léger, regardant dans sa garde robe.
« Julie tu va lui attirer des ennuis, je te l'ai déjà dit...C'est mal...C'est malsain...»
« Il n'avait qu'à pas me jeter. »
« Julie écoute, il a bien fait...Tu es mineure...Il a 30 ans Julie...»
« Cela ne change rien...Je le voulais, il était mien...»
« Non mais tu t'entends ? Et s'il craquait Julie ? »
« Je lui refuserais comme il me l'as fait tout à l'heure. »
« Et s'il a vraiment craqué parce que tu es allée trop loin ? Julie s'il te violait ? »
« Ce serait parfait...Je ne demande pas mieux. Je serais satisfaite, quant à lui, il aurait beaucoup d'ennuis.» répondit-elle, alignant des fringues toutes plus provocantes les unes que les autres sur son lit.
Clara commençait à prendre conscience du machiavélisme de son amie. Choqué, elle ne répondait plus.
« Allez je te laisse, je dois me dépêcher. »
« Julie ne... »
Julie venait de raccrocher.
Elle avait enfin trouvé ses affaires. Sa victime devait être entrain de manger. Il ne lui faudrait que vingt minutes avant d'être chez elle.
Parfait.
Jack Quarton venait de terminer son dîner qui se résumait à une pizza. Il débarrassa la table, et s'installa devant la télévision. Vendredi soir, première heures de vacances bien méritées. Il repensa en souriant à cette petite effrontée de Julie Stayson. Prof d'histoire au lycée, ce jeune homme avait eu à faire à une vraie petite crise de la part de cette élève qui l'avait tout bonnement invité à coucher avec elle le soir après les cours.
Quarton avait beaucoup rit ce qui n'avait pas du tout plus à la jeune fille et lui avait finalement expliqué que, quand bien même elle était très jolie, il n'aimait guère les mineures.
Julie, à cinq minutes de la fin du cours, avait quitté la salle, plus furieuse que jamais.
Jack fut tiré de sa rêverie par la sonnette de la porte d'entrée. Jetant un ½il à la fenêtre ouverte, il hésita un instant à la fermer puis s'en dissuada, allant ouvrir.
Seulement, il dut croire à une mauvaise blague en réalisant qu'il n'y avait personne sur le palier. Retournant dans le salon, il prit alors conscience que la jeune Julie Stayson était bien plus perturbée et malsaine que ce qu'il pensait...
Allongée sur son canapé, pieds nus, la main sous sa « micro » mini jupe, l'autre dans sa bouche, la jeune fille avait tout l'air de se masturber.
Relevant la tête comme si Jack l'avait surprise, elle sourit d'un air gêné et continua de plus en plus langoureusement sa tâche. Un coup d'½il sur le sol avisa le jeune professeur que la culotte rose bonbon de Julie traînée à ses pieds.
Réalisant la situation plus que délicate, Jack se passa la main dans les cheveux en soupirant.
« Julie... »
La gamine sourit intérieurement et, le regardant avec un air de petite fille triste laissa échapper un :
« Désolé monsieur... » mielleux et tendre à souhaits.
Jack s'assit à côté d'elle.
Elle redressa la tête, le regarda, ses deux couettes blondes se balançant délicatement, reflétant la lumière du téléviseur.
Elle la reposa sur ses genoux. Jack soupira et lui passa la main dans les cheveux.
« Gagné » pensa Julie.
« Tu sais...C'est vrai que tu es vraiment attirante...Mais...C'est d'un psy que tu as besoin Julie. » L'homme se redressa et la fillette manqua tomber du canapé.
« J'appelle tes parents. »
Filant vers le téléphone, il se retourna quand la télé se tut.
Il aperçut alors l'adolescente, plus sensuelle que jamais, entièrement nue, prenant une pose très aguichante, les cheveux relâchés en cascade sur ses épaules dorées.
On n'était plus du tout dans le cliché « petite-fille coquine » mais « véritable femme fatale ».
« Qu'elle est belle... » songea Jack avant de reprendre ses esprits.
Déjà, Julie s'avançait vers lui et, posant une main sur son bras, glissa doucement jusqu'à se retrouver à genoux devant son professeur.
Déboutonnant à une vitesse déconcertante les boutons du jean de ce dernier, elle y passa sa main, douce et sensuelle comme tout.
Alors qu'il était perdu dans une rêverie absurde, Jack reprit ses esprits quand il sentit le souffle de l'adolescente sur son sexe.
« Mais qu'est ce que tu fous merde ! »
Reculant vivement, il se prit les pieds dans son pantalon en bas des jambes et s'écrasa au sol, en face de la gamine.
Passant la main sur son visage, il la regarda, complètement abasourdi par ce qui venait de se passer.
« Julie, je ne veux pas de toi...Tu ne comprend pas ? Casse-toi, rentre chez toi maintenant bordel ! » gueula le jeune homme en colère.
Le regardant avec un sourire machiavélique, Julie Stayson murmura avec une évidente délectation :
« Mauvaise réponse... »
Alors que le prof la regardait d'un air surpris, trois coups secs furent frappés à la porte d'entrée. Tournant la tête en direction de cette dernière, Jack Quarton mis un temps à comprendre.
Mais lorsque la jeune fille hurla un « au secours » hystérique, se frappa le visage de toutes ses forces avec la télécommande de la télévision et se jeta dans les bras de son professeur, tout devint clair.
La porte fut défoncée, deux flics y entrèrent, armes au poing.
Débouchant dans le salon, il trouvèrent la gamine, nue, le nez en sang, en pleurs, dans les bras de Jack Quarton, pantalon baissé, assis sur le sol, l'adolescente maintenue entre ses jambes.
« Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz seras retenus contre vous – le flic marqua un temps d'arrêt – Sale enfoiré... » Il attrapa alors Jack par les cheveux et le plaqua contre le mur, lui passant les menottes.
Alors qu'il se faisait embarqué vers la voitures garée dehors, sur le trottoir, Jack comprit qu'avant même d'arriver chez lui, Julie avait appelée la police de son portable, simulant une tentative de viol.
L'esprit perfide de cette gamine le fit frissonner et, tandis qu'il sortait de la pièce, entendant les imitations de pleurs de cette adolescente terrifiante, un regard par-dessus son épaule lui fit croiser son regard.
Julie Stayson cessa temporairement ses larmes, sourit et, lui adressant un clin d'½il, passa sa langue sur ses lèvres avec toute la sucrerie érotique qui l'incarnait.
# Posted on Saturday, 27 May 2006 at 12:28 PM
Edited on Saturday, 27 May 2006 at 12:38 PM

<< Histoire de sang >>

Cheryl hurla et se précipita vers lui mais il ne l'entendait pas et ne la voyait qu'au ralenti.
Le temps se figea.
Il prit sa décision.
Dans la nuit glacée de ce mois de février, il plongea une dernière fois dans le regard bleue velour de son frère et appuya sur la détente.
Le coup partit, tout aussi silencieux que les mots vains de Cheryl qui se jetait désormais sur lui le plaquant au sol.
Lucas tomba à genoux et, toujours comme si la pesanteur avait été multipliée par dix et il leva la tête pour voir Jérémy projeté en arrière dans une giclée de sang ahurissante et basculé dans l'eau glaciale du port.
Engloutit dans les ténèbres aquatiques, il remonta, flottant tel un paquetage, dans une eau écarlate.
Lucas Storm en avait terminé avec son passé.

*

2 heures plus tôt :

" Lucas, tu me passes la serviette s'il-te-plait ! " hurla la jeune fille en riant de voir son frère perdu dans sa musique.
Enlevant ses écouteurs, le jeune garçon lui tendit la serviette tandis qu'elle sortait de sa douche. Il avait l'air préoccupé depuis la veille. Blond, les cheveux courts et en bataille, les yeux bleu ciel et pas très bien rasé, cet ados aux airs d'homme accomplit faisait craquer la gent féminine depuis toujours.
" Qu'est ce que tu as depuis hier soir Lucas ? " questionna la jeune fille, s'asseyant sur ses genoux.
Il l'embrassa sur le front.
" Rien Cheryl, rien. "
L'adolescente fit la moue.
" Je sais que tu as quelque chose... " dit-elle de sa voix de petite fille boudeuse.
Brune, grande et aux yeux verts, Cheryl Mayer était une jolie fille et la petite amie de Lucas depuis 3 ans.
D'habitude réactif à ce genre de cinéma de la part de son amie, le jeune garçon se leva en soupirant.
Il la regarda droit dans les yeux :
" Jérémy s'est évadé... "
Au son de ces mots, Cheryl fut parcourue d'un frisson intense.
" Lui... " souffla-t-elle l'air ailleurs.
" Mais...il va venir Lucas...il va..."
" Ne t'en fais pas sur ce qu'il va faire Cheryl...Rapidement il ne feras plus rien. "
Sur ces derniers mots Lucas sortit de l'appartement, laissant sa conjointe en proie à un terrible doute.

Jérémy Mayer, le frère aîné de Lucas était un dangereux fou furieux. Un écart de dix années séparait les deux frères et Jérémy avait prit en grippe son petit frère dès lors qu'il était né. Il ne supportait pas qu'un gamin pique sa place auprès de ses parents. Comme si cela ne suffisait pas, en grandissant cet avorton, véritablement beau, avait toutes les filles à ses pieds...Jérémy lui n'avait pas réellement la côte et, même s'ils ne draguaient pas dans la même catégorie comte tenu de leur âge, il ne supportait pas de voir son frère entouré de si jolies jeunes filles.
Développant peu à peu une haine sans communes mesures pour Lucas, Jérémy passait ses journées et ses nuits à mettre des plans tous plus machiavéliques les uns que les autres afin de faire souffrir son petit frère.
Mais rien n'était assez dur...
Quand un soir, l'idée lui vint.
Elle était horrible et serait certainement affreuse pour lui aussi.
Mais il fallait passer par là pourque son frère endure la souffrance suprême...
Jamais il ne s'en remettrais.
La décision était prise.
Le lendemain matin, alors que les parents des deux enfants dormaient encore, Jérémy alors âgé de 22 ans, conduit son frère hors de la maison lui expliquant que ce matin ils déjeuneraient dehors.
Le petit Lucas, du haut de ses 12 ans attendait patiemment son frère et ses parents, à moitié endormi sur la table de jardin d'un bleu nacré.
C'est ce matin là que la vie du petit garçon fut à jamais détruite.
Entendant hurler à l'étage, il se précipita alors dans la maison, montant les marches quatre à quatre.
Trébuchant dans les ecaliers, il se cassa le poignet et s'ouvrit profondément la lèvre inférieure. Les cris se faisaient plus apeurés, plus horrifiés, proportionellement au sentiment de terreur qui occupait le jeune garçon.
Malgrès une douleur insoutenable dans son poignet et le sang qui affluait dans sa bouche, Lucas fit finalement irruption dans la chambre de ses parents.
Au moment même où il assissta à la scène, il signa la fin de sa vie.
Son père et sa mère gisaient, morts, aux pieds de son frère, couvert lui aussi de sang, une main cachée derrière son dos.
" Qu'est ce que... " les yeux de Lucas s'embuèrent de larmes, des frissons démentiels lui parcoururent le corps de la tête aux pieds. Il tomba à genoux.
" Jérémy mais qu'est ce que... "
Incapable d'aligner deux mots, Lucas fut saisit brutalement à la gorge quand son frère, marchant sur le cadavre de son père, fit un pas en avant et sortit son bras de derrière son dos.
Un long couteau à pain couvert de sang était fermement maintenu dans la paume de Jérémy. Et lorsque ce dernier sourit à son frère, ses dents se découvrirent elles-aussi, couverte d'hémoglobine.
Basculant en arrière sous le choc, Lucas rabattit son bras devant lui comme une vaine protection.
La bouche grande oucerte, les yeux écarquillés, il tremblait de tous ses membres.
Jérémy, conscient qu'il n'hésiterais pas une seconde à tuer son frère s'ils se retrouvaient dans une telle situation, avait, avant de commettre son meurtre, appelé la police qui déjà débarquais en trombes dans la maison. En effet, il ne voulait pas tuer son petit frère, il voulait qu'il vive sa vie avec ses images dans la tête.
Trouvant un peu de courage en entendant les policiers dans l'escalier, Lucas se laissa submerger par la rage. Ss larmes se mêlant à son sang, son sang à ses larmes et sa haine à sa peine, le petit garçon, dans un hurlement de fureur démentiel, se jeta sur son frère.
Ce dernier, ne s'atendant pas à une telle réaction, brandit le couteau.
La lame se ficha dans l'épaule de Lucas qui enfonça ses ongles le plus profond possible dans le visage de son frère.
Tombant tout deux entre les corps sans vie de leurs parents, ils se battaient pour la première fois de leur vie mais, dans cette bataille sanglante, Jérémy ne prit pas le dessus...
La haine de son petit frère était telle que rien ne l'arrêtait, même pas les grands coups de poings qu'il prenait dans le bas ventre.
Ce sont trois policiers qui durent les séparer.
L'un finit en prison.
L'autre en pension.
La vie continua.
Lucas rencontra Cheryl.
Il tomba éperdumment amoureux.
Elle était tout ce qui lui restait.
Il vivaient désormais en appartement.
Lucas, 17 ans, Cheryl 18.

La porte de l'appartement était ouverte.
Lucas déglutit avec difficulté.
Quoi ?
Ouverte...
Il étais partit depuis une heure.
Pourquoi la porte n'était-elle pas fermée ?
Il crut d'abord à un cauchemar.
Un hurlement...
Maman ?
Encore ?
Non...
Pourquoi ?
Mais...
Ce n'était pas sa mère...
Ce n'était plus sa mère...
Cette voix il la connaissait...
Cheryl.
Entrant comme un fauve dans le petite appartement, Lucas crut qu'il replongeait des années en arrières.
Trébuchant sur le fauteuil, il se rattrapa violemment sur son poignet fracturé.
Rien.
Il ne le recassa pas.
Cela ne se passait pas comme la dernière fois.
Cela ne se passerais pas comme la dernière fois.
Faisant irruption dans la chambre, il aperçut alors avec horreur son frère...
Ce dernier, penché sur Cheryl, la maintenait avec force sur le lit, arrachant sa veste.
Un bref coup d'oeil avisa Lucas qu'elle était encore habillée.
Son frère venait d'arriver.
Il n'avait encore rien fait.
Jérémy fut sortit de sa transe par deux mains qui le saisirent aux épaules, le retournant sur lui-même.
Là, un violent coup de poing le fit tomber en arrière sur le lit.
Se redressant, il aperçut alors son petit frère, hors de lui, des pulsions meurtrières dans les yeux.
" Alors Lucas ? Ca va depuis le temps ? "
Comment savait-il qu'ils habitaient ici, Lucas n'en avait aucune idée.
Seule une pensée lui vint en tête : le faire abominablement souffrir.
Comme s'il lisait dans ses pensées, Jérémy s'exclama :
" C'est génétique...Après tout, on est frère... "
" Pose tes mains sur Cheryl encore une fois et... "
Sentant que Lucas était capable du pire, Cheryl s'écria qu'il ne lui avait rien fait.
Lucas l'écarta avec douceur avant de se jeter sur son frère.
Tout deux passèrent alors par la fenêtre, tombant deux étages plus bas, roulant au bord du port.

Alors que Jérémy sortait un revolver de sa poche, Lucas en fit de même.
Une heure pour aller jusqu'au stand de tir "emprunter" un flingue et revenir.
Une heure et se fumier était déjà là...
Il allait donc le suivre jusqu'où ?
Le temps se suspendit.
Lucas n'avait pas passé ces dernières années à ne rien faire.
Il avait près de 400 cours de tirs à son actif.
Il visait bien.
Et quand notre coeur est empli de haine, notre perception s'aiguise...
Il ne le louperait certainement pas.
Avant que son frère ne tire, Lucas lui explosa littéralement la main.
L'autre ne broncha même pas.
Alors Lucas tira dans sa jambe.
Une larme coula le long de sa joue.
Il fit un pas vers son frère.
Puis tira dans l'autres.
Maintenant, celui-qui avait tué ses parents était à genoux devant lui.
Il continua de marcher vers lui.
Une seconde larmes vint bousculer la premières.
Il tira alors dans une des deux épaules de son frère.
La haine fait parfois faire des choses démesurée aux êtres-humains.
Pourquoi céder à une telle vague de violence et de dédain.
Lucas Mayer pleurait désormais à chaudes larmes.
Il tira alors dans l'autre épaule.
Amenant une autre gerbe de sang phénoménale.
Son frère, criblé de balles, le regardait toujours avec la même expression béate.
Lucas ne savait plus rien.
Juste qui fallait tirer.
Cheryl hurla et se précipita vers lui mais il ne l'entendait pas et ne la voyait qu'au ralenti.
Le temps se figea.
Il prit sa décision.
Dans la nuit glacée de ce mois de février, il plongea une dernière fois dans le regard bleue velour de son frère et appuya sur la détente.
Le coup partit, tout aussi silencieux que les mots vains de Cheryl qui se jetait désormais sur lui le plaquant au sol.
La dernière balle fut pour sa tête.
Jérémy Mayer après avoir prononcé un faible " Bon boulot fréro... " s'écroula dans les ténèbres de l'océan du port.
Tenant Cheryl en larmes dans ses bras, Lucas pleurait tout autant qu'elle...
Désormais il irait en prison...
A moins qu'il est une chance d'y échapper...
S'il y avait une justice il n'irait pas...
Mais y en avait-il réellement une ?
En tout les cas...
Lucas Mayer en avait terminé avec son passé.
# Posted on Sunday, 04 June 2006 at 2:02 PM

<< Décompte ardent >>

<< Décompte ardent >>
Je viens à peine de terminer et de me relire et, sans compter les nombreuses fautes d'ortographe, il y a pas mal d'erreur de frappe...Je suis désolé mais je suis trop crevé pour les corriger maintenant, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur...
Et que cette nouvelle histoire vous plaira...

Merci et bonne nuit ^^ !



Les flammes qui sortaient du toit du bâtiment atteignaient des hauteurs démesurées et ondulaient avec fougues comme si elles étaient heureuse d'enfin, pouvoir respirer l'air frais.
" Paradoxal pour des flammes " songea le jeune garçon.
Assit à l'écart de tous les élèves désormais dehors devant le gymnase, il remonta son pied sur la table pour poser son bras sur son genoux.
A son look déjanté, on voyait rapidement que cet adolescent n'aimait pas réellement se fondre au milieu des autres de son âge.
Un long tee-shirt bleu lui servant quasiment de robe, une chemise ouverte par dessus, quant à elle bien trop courte et de grosses chaussures de montagnes, ce gamin avait une dégaine pour le moins surprenante mais, curieusement, cela lui allait à la perfection.
Ne se séparant jamais de sa casquette qu'il mettait, au gré de ses humeurs, dans n'importe quel sens, il ne trainait qu'avec les gens qu'il jugeait la peine de fréquenter, ces trois meilleurs amis : Karine pour qui son coeur avait un petite faible, Lucas, presque son frère et Max, l'intello de la bande.
La première pensée qui lui vint à l'esprit fut que cela tombait mal car il faisait une rédaction exemplaire...
Puis il revint sur Terre en se rendant compte de l'absurdité de ses rêveries.
Alors que ses amis arrivèrent, il remarqua un groupe peu fréquentables de "gros-bras" qui se réjouissaient de frapper les plus jeunes s'installer à côté.
Curieusement ils avaient l'air préoccupés au lieu de faire de mauvaises blagues sur la situation.
" Ca va ? " questionna Karine
Distrait un instant de l'observation du groupe des troid idiots, Stan sourit :
" C'aurait pu être pire...et vous ? "
Avant que l'un de ses amis ne répondent Stan capta un morceaux de la conversation des trois autres qui lui fit froid dans le dos.
"Mais il est toujours dans le casier putain..."
"Tagueule on va s'attirer de grosses emmerdes si on en parle !"
"Il va crever si on dit rien..."
"C'est pas mon problème..."
Stan descendit de sa table et Lucas lui attrapa le bras, lui faisant signe de ne pas intervenir.
Le jeune garçon lui sourit et s'approcha des trois autres. Ils avaient le même âge mais pas réellement la même carure, ni la même ouverture d'esprit.
"De qui vous parlez ?" demanda Stan.
"T'occupes..."
Stan savait qu'il y avait un élève dans le lycée légèrement plus déficient que la normale sur le plan mental. Il savait aussi que c'était le principal souffre douleur de ces trois abrutis et qu'il s'appelait Jean.
"Où est Jean ?" demanda Stan, perdant peu à peu son sang-froid.
Un des trois ados lui posa la main sur l'épaule avec force :
"Mêle toi de ce qui..."
Stan se retrouna, empoignant le garçon par le col, le plaquant contre un arbre avec rage.
"T'as pas compris...Dites-moi où est Jean..."
Derrière, les flammes s'élevaient désormais jusqu'aux nuages, perçant une fumée fuligineuse.
La situation devenait grave et, dépourvue d'intelligence, le garçon perdit son sang-froid et lâcha un bref:
"Dans un casier du bâtiment C.."
Un instant abasourdi par tant de connerie, Stan se reprit vite...Il n'y avait pas de temps à perdre. Lâchant le col de l'autre abruti, il fit mine de s'en aller mais lui décocha une droite fulgurante et se retourna pour appeler le prof le plus proche.
Les deux autres lui tombèrent alors sur le dos. L'un lui maintenant les bras par derrière, l'autre le frappant violemment au visage. Une fois. Puis deux. Stan ne pouvait absolument pas bouger.
Intervint alors Lucas qui se jeta sur l'agresseur de son ami pendant que Max frappait celui qui lui bloquait les bras.
Karine hurlait, appelant les professeurs.
Alors que Lucas se démenait contre la brute épaisse qui venait d'aligner deux coups de poings à Stan, ce dernier vint à son secour, décochant un formidable coup de pied dans la mâchoire du dénommé "Loic" qui s'écroula sur le sol.^
Même à cette distance, la chaleur était insoutenable.
Le prof de math de Stan arriva alors et le jeune garçon lui sauta dessus :
"Dans... - il s'essuya sa lèvre en sang avec une grimace de douleur - dans le bâtiment C ! Jean...ils...ils l'ont enfermé ! Il faut y aller...vite vite vite !"
"Attends Stan que...qu'est ce que tu raconte ? Un élève ? Dans le lycée ?"
"Mais oui ! Vite monsieur il faut..."
"Non Stan non...On ne peut pas...Les pompiers seront là dans dix minutes et..."
"Ce sera trop tard dans dix minutes."
Le jeune garçon regarda son prof avec gravité et ce dernier compris.
"Non !" hurla-t-il alors essayant de rattraper Stan par le poignet.
Mais déjà le jeune garçon s'élançait vers le lycée. Passant entre ses deux amis, il leur tapa sur l'épaule en guise de remerciement pour le coup de main.
Puis il passa devant Karine.
Petite, très jolie, les cheveux légèrement ondulés et brunes aux yeux verts, il était en fait éperdument amoureux d'elle. Il s'arrêta et la regarda.
Elle avait compris. Elle s'avançat pour l'empêcher.
Il l'embrassa et la serra très fort contre lui.
Elle sentait son coeur battre à tout rompre et n'avait pas encore réalisé.
Puis il partit sous les hurlements de son professeur.

Stan calcula brièvement qu'il ne tiendrais surement pas plus de trois minutes là-dedans.
Les soirées d'hiver dans sa baignoire, il arrivait à en tenir deux en apnée. Mais sans bouger et en totale décontraction. Il estima qu'il pouvait enlever la moitié de son record vu les circonstances actuelles.
Trois minutes en respirant plus une en apnée...
Cela restait relativement faible.
Arrivant au niveau de la porte d'entrée du bâtiment, il remarqua la fontaine sur le côté gauche.
Enlevant rapidement sa chemise, il la trempa littéralement.
Voilà...
En filtrant l'air au travers de son vêtement humide, il aurait certainement plus de temps.
Se fixant une barre de 6 minutes à ne pas dépasser, il inspira les plus d'air frais qu'il put et se lança dans le lycée en flammes sous les appels désespérés de tout le monde, Karine la première.

La chaleur.
Sans aucun doute la première chose frappante lorsqu'on entrait dans un tel brasier.
Stan était dedans depuis deux secondes que déjà des gouttes de sueurs perlaient sur son front.
Première étape, ne pas respirer mon vieux.
Il commença à compter intèrieurement avant de se lancer en direction des escaliers, à l'opposée de la sortie.
1...
2...
3...

La douleur.
La seconde impression s'emparant du jeune garçon qui avait les yeux explosés à cause de la fumée. Il avait réellement l'impression d'être cuisiné dans un four géant.
Un coup d'oeil sur son bras le terrifia...
Sa chair devenait plus rouge que rouge et semblait réellement grésillait.
La chaleur était insoutenable et Stan manqua s'évanouir, se soutenant à la rampe en plein milieu de l'escalier.
Retrouvant ses esprits rapidement, il entendit les marches craquaient dangereusement et, se projetant en avant, évita une chute conséquente lorsque l'escalier s'effondra dans un fracas horrible.
20...
21...
22...

La poussière soulevée était telle qu'il ne savait plus où il se trouvait.
Retrouvant ses marques rapidement, il s'élançat dans le long couloir qui lui semblait interminable.
Au bout de ce dernier se trouvait un autre escalier et il serait enfin à l'étage des casiers.
Stan courait.
De toutes ses forces, il courait.
Il étouffait. Jamais de sa vie il n'avait eu aussi chaud.
Sa gorge était sèche.
Il avait soif.
Terriblement soif.
38...
39...
40...

L'ai commençait à lui manquer gravement.
Fermant les yeux, il repensait à toutes ses soirées dans sa salle de bain.
Tu peux mieux faire Stan.
Il courait.
Jamais ce putain de couloir n'en finissait.
Tut s'effondrait autour de lui. Il commençait à comprendre ce qu'était réellement le chaos.
Enfin, le couloir bifurqua sur la gauche, offrant la perspective miraculeuse du tant désiré escalier.
56...
57...
58...

Le jeune garçon n'en pouvait plus. Il explosa, inspirant à grande aspirations tout l'air capable d'entrer dans ses poumons.
La quinte de toux provoquée fut spectaculaire.
Obligé de s'arrêter un instant, elle le terrassa, l'obligeant à s'agenouiller.
Il toussait de façon rauque et grave.
Chaque raclée dans sa gorge le faisait souffrir le martyr et, lorsque ses mains entrèrent en contact avec le marbre des marches, le sifflement ressemblant étrangement à la pression de la vapeur d'une cocotte minute lui annonçat que l'idée était mauvaise.
Une douleur fulgurante lui lacéra alors les mains et il les décolla vivement des marches.
Mais comme s'il les avait posées sur une plaque chauffante, il y laissa tout le dessus de sa peau, laisse l'intèrieur de ses mains à vif.
Hurlant de douleur, il fut à nouveau agitée de spasme à cause de la fumée faisant des ravages dans ses poumons.
Je crois que t'as été optimiste avec tes 6 minutes...
Se redressant, il se plaque sa chemise trempée sur la bouche et, les yeux plissé à cause de la douleur, inspira doucement au travers.
Cela allait déjà un peu mieux.
Il repartit comme un fou dans les escaliers.
1...
2...
3...

Le jeune Stanislas se mit à pleurer.
Même ses larmes séchaient avant d'atteindre ses lèvres.
Il savait qu'il ne s'en sortirait pas.
Il pensait à ses parents...
A sa famille...
Ses amis...
Karine...
Il se sentait piégé. Comme un pauvre rat de laboratoire sur lequel on expérimenterait diverses choses horribles dont son instinct de survie.
Puis il se reprit.
Justement, son instinct de survie le sortirait de là.
Lui et Jean.
Serrant un peu plus sa chemise contre sa bouche, il arriva à l'étage.
14...
15...
16...

Il y était enfin rendu.
Regardant à gauche, à droite.
Le crépit se décollait du mur. Des livres brûlaient par terre. Le plafond se fissurait. La fumée était noire et épaisse. Des flammes sortaient des salles.
Stan vacilla. Il s'élançat dans le couloir, interminable lui aussi.
Il se savait proche des casiers. Plus que quelques mètres, il les entrvoyaient.
Sa chemise était désormais presque sèche.
Il fallait faire vite. Que Jean soit encore en vie tiendrait du miracle.
Mais c'était possible.
Il en était sûr.
26...
27...
28...

La chaleur devenait vraiment insoutenable.
Enfin, il arriva à hauteur de ces fameux casiers.
Stan baffoua un :
" Jean ! Jean où t'es ? " qui lui emporta la gorge avant de se mettre à tousser violemment plusieurs gouttes de sang.
Mais quand il entendit un faible gémissement semblant dire "ici", le bonheur emplissant le coeur de Stan fut sans communes mesures.
Un sourire se dessina sur ses lèvres.
Oui...
" Oui ! Jean ! Jean répond moi encore une fois ! " Nouvelle quinte de toux.
Au nouveau faible son guttural, Stan trouva le casier.
Empoignant le cadenas, il se brûla une nouvelle fois, ouvrant profondément sa chair.
Aie ! Pauvre abruti une fois ne t'as pas suffit...
La déception s'emparant de l'adolescent ne fut que de courte durée. S'il n'avait pas les clées, il ferait autrement. Ces petits cadenas ne valaient pas grand chose, enfouissant une main dans sa poche, il en tira un vieux trombone, bouillant lui aussi.
Serrant les dents, il l'agrippa.
61...
62...
63...

Plus d'une minute à respirer au travers de sa chemise...
Elle était presque sèche désormais.
Inspirant un grand coup, il la sortit de devant sa bouche et attrapa le cadenas avec.
Il entreprit alors de le forcer.
Un des innombrables tours que lui avait appris son grand-père avant de disparaître.
La concentration elle seule te feras forcer les plus grande serrure mon garçon...N'oublit jamais ça.
" J'ai pas oublié papi... " murmura le jeune garçon entre deux sanglots.
1...
2...
3...

Il entendit alors que la respiration de Jean diminuait de plus en plus.
Il n'y avait peut-être pas beaucoup d'air dans ce putain de couloir mais dans le casier, il était totalement inexistant.
Merde !
Stan se retourna alors et entrevit l'extinceur sur le mur derrière lui.
La qualité du métal des casiers était réellement primaire...
Cela ferait l'affaire.
" Jean tu m'entends ? Recules toi le plus au fond du casier que tu peux ok ? "
Crachant encore un peu de sang sous l'effort des ces paroles, Stan ne chercha plus à comprendre, il se jeta sur l'extincteur, se brûla les mains à un degrès pas possible et partit, avec toute la rage qu'il possédait en lui à ce moment là, fracassa son arme de fortune contre le casier qui, sous l'impact, laissa apparaître un petit trou.
Au bout de trois reprise, Stan put y passer les deux mains et écarter l'acier brûlant et à moitié fondu.
La douleur était atroce et le jeune garçon était au bord de l'évanouissement. Mais le petit handicapé mental à l'intérieur de sa boîte le faisait tenir. Lorsque le trou fut assez grand pour y passer la tête, Stan aperçut Jean à moitié dans les vappes au fond.
Passant les bras, il le releva et lui fit brièvement du bouche à bouche avant de le replacer contre la porte.
Le peu d'air que lui envoya Stan, qui avait depuis longtemps arrêté l'apnée et qui se détruisait de l'intérieur, sembla le faire revenir un petit peu parmis nous et Stan se remit à sa tâche.
Droite...
Gauche...
Droite...
Droite...
Haut...
Gauche...
Droite...
Le déclic salvateur se fit entendre et l'adolescent ouvrit enfin la porte qui retenait Jean prisonnier depuis près de 6 heures.
Le petit garçon tomba dans les bras de Stan...Il était mal...Mais en vie...
Quant à l'adolescent, il ne savait pas lui-même s'il vivait encore...
Il était à bout de force mais ce gosse n'avait que dix ans.
Il se baissa et le prit, tel un sac de blé sur ses épaules.
Il avait sept ans de plus...et il allait le sauver.
Au bout du couloir, la porte ouverte sur la sortie.
Certes au deuxième étage mais un escalier extèrieur descendait jusque dans la cour.

Le plafond commençait à s'effondrer.
Le sol, qui constituait le plafond de l'étage du dessous, à se fissurer.
Mais le pire était sans aucun doute le mur de flammes qui se dressait entre les deux enfants et la porte.
Stan n'en pouvait plus...
Il respirait de plus en plus difficilement. Transpirait à grosses gouttes, haletait.
La douleur lui tenaillant les mains et la gorge était atroce et la fumée dans ses yeux, le piquait tellement qu'elle l'obligeait à les garder constamment plissés.
A bout de force il enveloppa Jean dans sa chemise encore très légèrement humidifiée et le plaqua contre lui.
Enfin, il se remit à décompter.

Toi qui adore les math...Tu vas peut-être mourir en comptant...Quelle ironie...
10...
9...

D'un bref geste de la main habitué, il attrapa la visière de sa casquette qu'il tira en arrière.
Puis il se jeta littéralement dans les flammes.
Ce qui se passe dans la tête d'un jeune garçon à ce moment là est absolument indescriptible.
Stan, sans avoir pourquoi, avait sa rédaction en tête.
Il la chassa rapidement lorsqu'il fut de l'autre côté des flammes, à deux mètres de la porte, le tee-shirt en feu.
Il ouvrit rapidement et poussa Jean dehors pour ne pas le toucher.
Tout commençait à s'effondrait...
Il pivota plusieurs fois sur lui-même pour éteindre le feu de son dos.
Jeta sa casquettes par terre et apparut enfin, le gamin à ses côtés, dehors, une dizaine de mètres au-dessus de la cour où tout le monde avait les yeux rivaient sur lui.
Crachant désormais des gerbes de sang entières, le douleur que procura la première bouffée d'air frais fut minime par rapport au bonheur d'un peu de fraîcheur.

En bas tout le monde regardait, sans oser parler. Seuls ses amis hurlaient son nom.
Il les regarda en souriant.
Je suis dehors...
Mais il fallait descendre l'escalier...
Et tout s'effondrait...
Il n'y avait pas la place pour deux côtes à côtes dans ces putains de marches.
Le temps se suspendit...
Stan poussa Jean, complètement déboussolé, en avant.
Déjà, le sol se scinda en deux parties...
Il savait qu'il ne s'en sortirait pas mais la gamin devait descendre.
Dans les salles de chimie, une explosion fulgurante se fit entendre et, regardant par la vitre de la porte, Stan aperçut une véritable vague de flammes monter vers la sortie, vers lui, à une allure surprenante.
Un coup d'oeil derrière l'avisa que Jean était finalement arrivé en bas.
Il sourit, soulagé.
Au moins il avait réussit à le faire sortir de là.
Déjà l'escalier cédait...
Rendant impossible la descente.
Il était condamné à rester là-haut...
Mourir dans l'explosion devant tout le lycée...
Le jeune garçon se retourna vers le tourbillon de flammes qui montait vers lui en un sifflement opressant et à une allure fulgurante.
Stanislas se résigna alors à mourir...
Il n'avait fait que sauver un petit garçon d'un brasier phénoménal qui s'étendait désormais dans tout le lycée.
Mais il n'avait pas réussit à se sauver en même temps...
Il ferma les yeux...

Mais il n'était pas tellement du genre à laissé le sort décider pour lui.

Sautant sur la rambarde de l'escalier, tournant le dos au vide, il attendit quelques instants.
Il regarda derrière...
Calcula visiblement la distance entre lui et le toit du gymnase...
Même hauteur...
Mais trop loin...
Surtout qu'il était complètement k.o...
Alors il rabattit ses deux mains sur sa tête, enfouit son visage dans ses bras et se remit, une dernière fois à décompter.

3...

La vague arrivait à une allure folle.
Elle allait exploser à la surface, à l'air libre, dans un dégagement d'air phénoménal.
2...

En bas tout les regards étaient fixés sur Stan...
Max, Lucas et Karine pleuraient en espérant un miracle.
Ils conaissaient Stan...
Il fallait qu'il s'en sorte...
1...

Stan ferma les yeux...




















































































































Il sauta en arrière, se laissant choir dans le vide.

0...



L'explosion fut phénoménale.
L'air bouillant s'en échapant enveloppa le jeune adolescent le brûlant de partout mais de façon superficielle, agissant sur lui comme une catapulte, le propulsant dans les airs.
S'il était resté sur le balcon, sans prendre de distance, il aurait été déchiqueté sur le coup, quant au culot de sauter, il fallait une synchronisation parfaite.
Et c'est véritablement sur ce point que Stan c'était montré génial !
Faisant preuve d'un sang froid déconcertant et décomptant une dernière fois à la perfection, on eut dit qu'il avait répété la scène des dizaines de fois !
Son coprs fut propulsé au-dessus de tout le terrain, au-dessus de toutes les têtes ébahits qui effectuèrent, les yeux vers le ciel, un tour sur elles-mêms afin de suivre sa trajectoire et de le voir s'écraser en plein centre du toit du gymnase.

Allongé là, sur le dos, Stan regardait le ciel bleu et le vent dans les arbres qu'il ne pensait jamais revoir.
Il sourit...
Il était mal en point...
Toussant encore à s'en écorché la gorge, il cracha une nouvelle fois quelques gouttes de sang.
Mais avant de s'évanouir, il vit un visage inconnu qui portait un casque de pompier...
L'homme s'écria :
"Qu'on le transporte à l'hopital ! Il est gravement touché mais il va s'en sortir !"

Stan ferma les yeux...

C'est maintenant que vous arrivez ?

^^
# Posted on Thursday, 15 June 2006 at 8:18 PM
Edited on Friday, 16 June 2006 at 5:53 AM